3/09/2011

Document de référence :





Stèle de Mémoire au Camp sud de Ljubelj (Loibl-Pass)


En mémoire de Germain Roux (31.865), Mort à Mauthausen le 18 Juin 1944 , et à Valérie, qui nous permet de ne jamais oublier....

B
Monument aux Morts de Castres.

 Mr Germain Roux :

né le 23 mars 1923 à Espérausses (81260) ­ France

Matricule de déporté à Mauthausen n° 31865

 

Avant la Déportation :

Lieu de résidence : Castres (81100) ­ France

Profession : Fileur

 

Parcours d’arrestation et de déportation :

 Arrestation à Latour de Carol (66760) dans les Pyrénées Orientales en Mars 1943 

 

 “Mais les arrestations se multiplient surtout le long de la frontière avec l’Espagne, en particulier dans les Basses­Pyrénées et les Pyrénées­Orientales , où beaucoup de réfractaires au STO essayent de passer.”

 

 “D’autres sont arrêtés dans les Pyrénées en voulant franchir la frontière espagnole pour rejoindre les Forces Françaises Libres”.

 

"Puis transféré à compiègne le 7 février 1943"

 

Lieu de départ : Convoi parti de Compiègne le 28 avril 1943

 

Important:
Initialement Mr Germain Roux partait sur ce convoi pour le camp de concentration de Sachsenhausen au Nord de Berlin. Son évasion à tout changé, puisque suite à son
emprisonnement et la disponibilité des transports, il a fini par être redirigé sur Mauthausen finalement.



"Evadé du transport avec 10 autres déportés, repris, interné à Metz et déporté à nouveau"


 
Déportation : METZ ​ 
(prison Française,après son évasion du convoi)

Déportation : BRUCHSAL ​ 

(prison allemande avant son transfert à Mauthausen qui n’était pas son camp prévu de départ) 

Déportation : MAUTHAUSEN, le 19 juin 1943 (Camp de catégorie III / NN Nacht und Nebel)
Dans le cadre de l’opération Meerschaum (écume de mer).




"Les 3 autres arrivent le 18 juin 1943 au KL Mauthausen et sont immatriculés dans la série des 31800"

(Le Troisième monument indique l’arrivé le 19 juin 1943)


Parcours au sein du complexe concentrationnaire de Mauthausen (camp central & affectation aux commandos extérieurs):


Affectation : WIENER NEUSTADT, le 8 août 1943  

 

"Aménagement de salle souterraine pour la fabrication de fusée V2"

 

"Le 13 août et le 1 octobre 1943 les Américains bombardent le site" 

 

Affectation : SCHLIER­-REDL ZIPF, le 9 novembre 1943

 

"Schlier » est le nom de code secret du site, ouvert en octobre 1943, où se trouve implanté une usine secrète de fabrication de carburant pour les fusées V2, ainsi qu’un centre d’essai capable de tester la performance de chaque réacteur de fusée.

 

"A partir de février, et jusqu’au mois d’août 1944, une série d’explosion suite à des essais entrainent la fin de ce programme Schlier, les déportés repartent vers d’autres KZ ou sur le camp central " 

 

Affectation : EBENSEE, le 5 mai 1944


"Création de tunnels d’armement relié entre eux et permettant la création d’usines souterraines  (Fusées V2 , armements , fabrique de carburant synthétique".

  "Un des camp les plus dur ou les déportés devaient travailler 14 heures par jour".

 

Affectation : CAMP CENTRAL, le 6 juin 1944 

 

Après être tombé malade au camp d’Ebensee, Germain Roux est transféré au camp central et sera vu au Revier une dernière fois. Ce lieu avait la sinistre réputation de mouroir.

Le camp sera libéré par la 11ème division blindée de la 3ème armée US  le 5 mai 1945.

 

Décès :

à MAUTHAUSEN, le 18 juin 1944 (probablement dans le camp des Malades)  

 

"Maintenant, c’est un grand espace vert, qui fait lieu de Cimetière, avec de grands et beaux arbres. Seul, transparaît l’emprise des anciennes Baraques et l’escalier d’accès en pierre".

 

Lieu de Mémoire :

 

Le Nom de Mr Germain Roux figure sur le registre du  Mémorial de Mauthausen page n°1569 sur les 2135 pages.

 

 Le Nom de Mr Germain Roux est inscrit sur le monument aux Morts pour la France de Castres (Voir photo ci-dessus).

 

 Notes de la Famille :

 

  "Pour mon oncle, il s’appelait Germain Roux, né le 23/03/1923.

Arrêté à Latour ­de­ Carol (66760) courant février 43, puis transféré à Compiègne le 7 février 43, puis plusieurs piste  : d’après deux témoignages et cartes qu’il a envoyé à sa mère : je vous livre des noms en vrac par chronologie  : Compiègne, pays de Zipf (suite à une lettre d’un italien qui a connu Germain et qui parle de tunnel, hiver 43­/44 jusqu’en mars 44 ,  (Rodac boleslaw, Rax­wek lager, potendorfekstrasse 39 WR Neustadt N.Donan Allemagne, lettre 1er sept 43 ) , camp d’Ebensee, c’est là qu’il est tombé malade, puis dernière carte de Mauthausen, où là, son N° matricule a changé n°31865  d’ailleurs il écrit “faites attention à mon N° matricule et block”. Date de la carte 07 mars 1944 et dernier témoignage :  on l’a vu au revier début juillet 1943...puis terminer. Son numéro jusqu’à présent était le N° 9883".

 

(Certaines parties de ce texte reste à clarifier avec la famille de Germain)
 


Le responsable de l’assassinat de Germain et de bien d’autres :

 Franz Ziereis

 

"Après la libération du camp de concentration de Mauthausen, le 5 mai 1945, Ziereis s'enfuit avec sa femme et son fils. Les soldats américains le retrouvent dans sa cabane de chasse sur le mont Phyrn en Haute-­Autriche le 23 mai. Ziereis tente de leur échapper, mais il est grièvement blessé par les tirs des soldats. Ramené à​ Gusen et interrogé, il prétend qu’un million à un million et demi de personnes ont été gazées dans le château de Hartheim près de Linz : ces affirmations, auxquelles aucun historien ne croit désormais, avaient probablement pour but de détourner l'attention des crimes commis à Mauthausen et Gusen ainsi que dans les nombreux camps annexes.

 Transporté à l'hôpital militaire américain de Gusen, Ziereis y meurt le 24 mai 1945. Son cadavre est ensuite accroché à la clôture du camp de Gusen par d’anciens détenus.

 

(Il fût le commandant du camp central de Mauthausen pendant la période à laquelle Germain Roux y fût interné, il en était aussi le responsable des camps extérieurs).

 

Sa déposition lors de son arrestation, peu de temps avant sa mort :

 

"Mon nom est Franz Ziereis, né en 1903 à Munich, où ma mère ainsi que mes frères et soeurs vivent toujours. Je ne suis pas un homme méchant et me suis élevé uniquement grâce à mon travail. J'étais marchand de profession, et durant les périodes de chômage, j'ai travaillé en tant que charpentier. En 1924, j'ai rejoint le 11ème Régiment d'Infanterie de Bavière. Peu après, j'ai été transféré au département « Formation » puis à Mauthausen avec le grade de commandant du camp. Les camps placé sous mon commandement étaient :Mauthausen, Gusen, Linz, Ebensee, Passau, Ternberg, Gross­Raming, Melk, Eisenerz, Beppern, Klagenfurt, Laibach, Loibl, Loiblpass, Heinkel, W. Wiener­Neustadt, Mittelber et Floridsdorf avec un nombre approximatif de 81.000 prisonniers. La garnison du camp de Mauthausen comptait 5.000 SS. Le nombre maximum de prisonniers enfermés à Mauthausen fut de 19.800".

« Sur l'ordre du SS­ Hauptsturmführer Dr. Krebsbach une chambre à gaz a été construite et camouflée en douche. Les prisonniers étaient gazés dans cette chambre à gaz. Toutes les exécutions étaient faites sur ordre du Reichsführer SS et Chef de la Police Himmler l'Obergruppenführer SS Kaltenbrunner, ou le Gruppenführer SS Müller. En outre 800 prisonniers furent gazés au block 31 de Gusen I. Le Oberscharführer SS Jenschk a également assassiné 700 prisonniers à Gusen, mais je ne sais pas où."

"Jenschk tuait les prisonniers de la manière suivante : alors que la température extérieure était de ­12 degrés il forçait les prisonniers à se baigner puis les faisait se tenir nus en plein air jusqu'à ce qu'ils meurent. Le Dr. Kiesewetter tuait les prisonniers par injection d'essence".

L'Untersturmführer SS Dr. Richter opérait des prisonniers, quel que soit leur état, ­ malade ou en bonne santé ­ et leur enlevait des morceaux de cerveau, causant ainsi leur mort. Ceci fut fait à environ 1.000 prisonniers. L'Obergruppenführer SS Pohl a envoyé les malades et les prisonniers épuisés dans les bois et les y a laissé mourir de faim. Ces prisonniers essayèrent de manger de l'herbe afin de survivre mais tous sont morts. De plus, Pohl diminua de moitié les rations journalières des autres prisonniers, et tous ceux qui étaient malades ou affaiblis furent gazés. Cette chambre à gaz était située au château de Hartheim, à 10 kilomètres de Linz... A Mauthausen, tous les prisonniers gazés étaient enregistrés comme « mort de cause naturelle".

"Pohl m'a envoyé 6.000 femmes et enfants qui avaient voyagé dans des wagons ouverts pendant plus de 10 jours, par un temps glacial et sans recevoir aucune nourriture. On m'a ordonné d'envoyer les enfants ailleurs. Je crois qu'ils sont tous morts. Suite à cela je suis devenu très nerveux. Sur ordre de Berlin, 2.500 prisonniers d’un transport provenant d'Auschwitz ont été plongés dans de l'eau chaude, puis, par temps très froid, ont été forcés de rester nus en plein air jusqu'à ce qu'ils en meurent. Le Gauleiter Eigruber n'a jamais envoyé de nourriture, au contraire il a ordonné que 50% des rations destinées aux prisonniers soient distribuées à la population civile. Glücks a ordonné que les prisonniers travaillant aux crématoires soient relevés toutes les trois semaines et immédiatement exécutés d'une balle dans la nuque parce qu'ils en savaient trop. Peu après, il a été ordonné que tous les médecins et infirmiers soient envoyés dans un camp de travail afin d'y être exécutés."

"Le camp de Lambrecht a été liquidé. Pohl accompagné de nombreuses femmes organisait des banquets et des saouleries dans une villa. Les prisonniers qui travaillaient dans cette villa ont été accusés de vol et transférés à Mauthausen avec l'ordre suivant : "destruction".

"La véritable raison était qu'ils en savaient trop".

"Himmler ordonna un jour de charger une pierre de 45 kilos sur le dos d'un homme et de le faire courir jusqu'à ce qu'il tombe mort. Cette méthode s'étant montrée « efficace », Himmler ordonna de créer une compagnie disciplinaire utilisant ce genre de punition. Les prisonniers devaient soulever de lourdes pierres jusqu'à ce qu'ils s'évanouissent. Ils étaient exécutés dès qu'ils s'effondraient et on écrivait ensuite dans les registres « tué lors d'une tentative d'évasion ». D'autres prisonniers étaient poussés vers l'enceinte barbelée électrifiée. D'autres encore ont été littéralement déchirés en morceaux par « Lord », le chien du commandant Bachmeyer. Le 30 avril, 33 prisonniers ont été rassemblés dans la cour du camp. L'Oberscharführer SS Niedermeyer et l'agent de la Gestapo Polaska les y ont ensuite littéralement tirés comme des lapins. En tout et pour tout, et à ma connaissance, 65.000 prisonniers ont été assassinés à Mauthausen. Dans la plupart des cas, j'ai pris part à ces meurtres. Je me joignais régulièrement aux exécutions et utilisait alors une arme de petit calibre. Les gardes SS s'entraînaient au tir en utilisant des cibles vivantes.

"Le Reichsminister Himmler et l'Obergruppenführer SS Kaltenbrunner m'ont ordonné de tuer tous les prisonniers sans exception au cas où la ligne de front s'approcherait de Mauthausen. J'avais reçu l'ordre de Berlin de détruire Mauthausen et Gusen, prisonniers inclus. Tous les prisonniers devaient être poussés dans une mine de Gusen. On devait ensuite faire sauter la mine à l'aide d'une forte charge explosive. Cette opération devait être faite par les Obergruppenführers Wolfram et Ackermann. C'est Pohl qui a ordonné cela".

 

  Ziereis est mort peu de temps après cette déposition. Copie certifiée exacte, extraite du procès contre le Dr. Guido Schmidt (Autriche), et publiée telle quel dans le "Wiener Arbeiterzeitung" du 20 septembre 1945. 

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témoignage d'Irène Michine et film de Anice Clément


Le film  
Un tunnel pour le Reich
pour acheter le DVD vous pouvez contacter
Anice Clément 
12-14 Rue Laberthonnière 
36170 Chazelet
Téléphone : 02 54 25 52 50
e.mail : anice-clément@orange.fr
le DVD est d'une durée de 1H00
avec un bonus de 25 minutes.
prix indicatif de 20€

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